Communiqué de presse

Bonjour,

Le 10 octobre dernier, je vous parlais de mon éventuelle intégration dans l'Equipe de France de Bobsleigh Féminin. La situation a évolué depuis. Je vous invite à lire ci-dessous le communiqué de presse que les membres de l'Equipe de France de Bobsleigh Féminin ont préparé afin que vous soyez beaucoup mieux informés de la réalité de la situation qu'elles dénoncent suite à la dernière décision de la FFSG qu'elles ne peuvent absolument pas accepter.

Eunice

COMMUNIQUE DE PRESSE
EQUIPE DE FRANCE DE BOBSLEIGH FEMININ

UNE HISTOIRE EST TOUJOURS AVANTAGEUSE JUSQU'A CE QUE L’AUTRE PARTIE S’EXPRIME…

- Doriane REMY – Brakewoman – Sportif
- Sophie MICHEL – Brakewoman – Militaire
- Eunice BARBER – Brakewoman – Chef d’entreprise
- Lesa MAYES-STRINGER – Pilote – Professeure d’Histoire-Géographie-Sciences politiques- Economie

Suite au communiqué de presse de la Fédération Française des Sports de Glace en date du 24 novembre 2009, nous avons décidé, d’un commun accord, de nous exprimer publiquement et d’expliquer les raisons qui ont motivé notre départ de la Coupe du Monde qui s’est déroulée du 16 au 22 novembre dernier à Lake Placid aux Etats-Unis.

Depuis deux ans, notre équipe a travaillé très dur pour se préparer avec la FFSG dans l’optique des Jeux Olympiques de Vancouver, mais, très vite, de nombreux problèmes sont apparus.

Cet été, nous avons demandé à nous entraîner lors de différents stages. Finalement, la plupart furent annulés faute d’argent.

Nous avons demandé un kinésithérapeute indispensable à ce niveau compte tenu des traumatismes fréquents. Réponse de la FFSG : impossible.

Nous avons demandé un manager comme pour toute équipe se préparant dignement à une qualification olympique. Réponse de la FFSG : impossible.

Nous avons demandé un technicien pour préparer le matériel. Réponse de la FFSG : impossible.

Nous avons demandé des survêtements portant la mention Equipe de France. En vain. Merci à la Suisse qui nous a donné des vêtements car nous avions froid.

Nous avons demandé à avoir des caméras vidéos pour pouvoir filmer les endroits techniques stratégiques d’une descente, à l’instar de toutes les équipes structurées et organisées. Nous n’avons jamais rien obtenu. Il n’est effectivement pas possible de lancer à la fois le bobsleigh au départ et de filmer en même temps.

Nous avons demandé des combinaisons spécifiques indispensables au Bobsleigh. Finalement, la combinaison de Sophie n’était pas adaptée et il était impossible d’en obtenir une autre.

Nous nous sommes rendues mi-novembre à Vancouver pour nous entraîner sur la piste olympique de Whistler. Nous nous sommes retrouvées bloquées à l’aéroport de Vancouver pendant des heures, n’ayant aucun moyen de transport pour nous rendre à Whistler. Alors qu’avant notre départ, la FFSG nous avait assuré que tout était organisé et payé. Malheureusement, ce n’était pas le cas et c’était la 8ème fois au moins depuis deux ans que cela se produisait. Finalement, notre coach a utilisé sa carte bancaire personnelle, une fois encore. Nous étions également sans argent de la part de la FFSG pour notre hébergement et nos repas.

Doriane avait besoin d’une attestation de la FFSG pour pouvoir se libérer par rapport à son employeur. Cette attestation n’a jamais été faite. Finalement, écoeurée, Doriane est repartie en France.

Lorsque nous sommes arrivées à Lake Placid, une fois encore, la FFSG ne nous avait pas transmis l’argent nécessaire à notre logistique. Une fois encore, nous avons utilisé notre argent personnel.

Et nous nous sommes retrouvées à deux, Lesa et Sophie, alors qu’à ce niveau tous les équipages sont composés de trois ou quatre bobeurs avec deux personnes supplémentaires pour encadrer l’équipage. Transporter un bob de 200 kg à deux devenait ingérable et dangereux.

Jusqu’au bout, nous avons espéré une aide et un soutien de la FFSG. En vain.

Dégoutées, humiliées, nous avons décidé de quitter Lake Placid avant la compétition, les conditions n’étant pas réunies pour pouvoir courir sereinement, d’autant que la piste de Lake Placid est réputée pour être la plus difficile au monde.

La FFSG a demandé à Eunice BARBER de faire partie de l’équipage féminin. Finalement, Eunice n’a pas souhaité poursuivre cette expérience, suite aux multiples défaillances de la FFSG. D’autant que le problème de la naturalisation de Lesa n’était pas résolu. Lesa est canadienne et est venue s’installer en France il y a deux ans avec son mari et ses trois enfants. Lesa a été championne du Canada en 2003 et 2004 et a participé à de nombreuses Coupes du Monde où elle a terminé à six reprises dans les 10 premières.

A notre retour en France, nous avons rencontré les dirigeants de la FFSG le 23 novembre. Après avoir exposé tous les problèmes auxquels nous étions confrontés, nous avons précisé que la qualification pour les Jeux Olympiques était encore possible en participant à une épreuve en Allemagne fin novembre. Cette épreuve nous permettant de nous replacer dans la course et de participer aux prochaines épreuves de la Coupe du Monde. Deux personnes compétentes supplémentaires étaient prêtes à nous assister bénévolement.

La FFSG nous a répondu qu’elle nous donnerait une réponse le lendemain. La seule réponse que nous ayons jamais obtenue est le communiqué de presse de la FFSG daté du 24 novembre.

Il est un temps où il n’est plus supportable d’accepter tous les sacrifices dès lors que les règles du jeu sont faussées. Voilà notre état d’esprit aujourd’hui.

Aussi et malgré tout, nous espérons encore et en appelons à la FFSG pour qu’elle nous permette de participer aux toutes prochaines épreuves, car notre Equipe est encore en mesure de se qualifier pour les prochains Jeux Olympiques. Nous demandons de respecter nos deux années de préparation et de sacrifices.



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