Interview exclusif de la championne du monde

Qu’est ce que l’athlétisme a changé dans ta vie ? Y a t’il une vie avant l’athlétisme et une autre après ?


Avant l’athlétisme, j’avais une vie plutôt bien, mais j’avais un comportement particulier. Je n’avais pas trop confiance en moi et j’avais un relationnel difficile avec les gens. J’avais aussi du mal à exprimer mes sentiments. L’athlétisme m’a apporté de la confiance, la sincérité, la solidarité car on doit travailler en équipe, avec les autres. Avec le temps, j’ai appris à me cadrer, à prendre sur moi pour parler aux autres, à écouter. J’étais trop rebelle avant, pas violente, mais rebelle.

L’athlétisme m’a donné une raison d’être, un challenge, un but. Ça m’a montré que quelles que soient les choses qu’on entreprend on peut y arriver, à force de patience, d’efforts et bien sûr si on nous en donne les moyens. En athlétisme il y a beaucoup d’obstacles comme les blessures, les saisons difficiles, mais
j’essaye de les traverser le plus intelligemment possible. L’athlétisme m’a appris à prendre du recul, à tenter de comprendre les choses.

L’athlétisme a été une sorte de déclic pour la vie que je même aujourd’hui, sur le plan professionnel et humain.

Sans l’athlétisme qu’elle aurait été ta vie ?

Elle n’aurait pas été la même, mais je pense que j’aurais eu besoin de me battre pour me centrer sur autre chose. Les chemins pris auraient été différents, peutêtre que je serais partie aux Etats-Unis pour percer dans le cinéma. En tout cas je suis sure que je me serais battue pour atteindre quelque chose…

Quel est selon toi le plus difficile dans cette discipline ?

D’être toujours dans le challenge, dans la compétition…Mais le plus dur c’est d’être blessée. Il faut à chaque fois se remettre en question, se remonter, et repartir…Mais le bonheur que me procure l’athlétisme et beaucoup plus important que ces moments-là. Les blessures font partie des obstacles et c’est
tout !

Quel regard poses-tu sur ton parcours ?

Je me dis que d’où je viens, c’est pas mal…(sourire)

Dans tes rêves les plus fous pensais-tu aller aussi loin et aussi haut ?

Ce que je voulais c’était vivre bien et être artiste. Dans mon enfance, tout n’a pas été rose, mais j’avais le rêve d’offrir une maison à ma mère. Je voulais être
celle qui rectifie toutes les erreurs des autres. J’ai réalisé une partie de mes rêves…

As-tu parfois des regrets, des choses que tu aurais voulu changer ?

Il y a des choses que j’aurais aimées différentes, mais c’est comme ça. Bien sûr il y a toujours des regrets, mais je me dis qu’il vaut mieux regarder devant soi.

Quel conseil pour des jeunes intéressés par l’athlétisme ?

Il faut qu’ils prennent beaucoup de plaisir tout en fixant leurs objectifs. Ensuite, honnêteté, sérieux, travail et travail et travail…Il faut connaître ses qualités, ne pas cesser d’apprendre et y croire toujours…

Comment t’imagines-tu dans 10 ans, 30 ans, 50 ans ?

Avec 2 enfants. J’ai toujours rêvé d’en avoir, depuis très jeune. Avoir une vie de famille est une de mes obsessions. J’en rêve mais ça m’effraie … Je m’imagine aussi à fond dans ma fondation…

Quels sont tes prochains rêve à réaliser ?

Réussir à être actrice et concrétiser ma fondation.
Créer ma collection de vêtements.
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  Septembre 2017  

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