Je n'ai peur de personne !

Quel regard portez-vous, aujourd’hui,sur votre blessure de Göteborg ?


Ces dernières semaines, j’ai continué à faire du renforcement musculaire mais il a fallu que je m’arrête car mes cicatrices me tiraient encore, au niveau des ischio-jambiers de la cuisse gauche. J’ai fait des soins, des massages profonds. Et c’est reparti, même si je fais très attention. Je ne fais pas encore de vitesse à l’entraînement mais plutôt de la densité, de la recherche de tempo.

Pourquoi, à Los Angeles, vos entraînements hivernaux étaient-ils uniquement focalisés sur la course ?
J’ai toujours travaillé comme ça avec Bobby. On ne bosse sur les haies qu’après avoir fait du foncier. Tous les athlètes de son groupe, comme Johanna Hayes, sont soumis au même régime. C’est sa façon de travailler et de nous préparer. Au début, on se tape des 600 m, des 500m, des 400m, des 300 m et après on peut
monter jusqu’à 1200 m. Un peu d’aérobie ensuite avant de reprendre des 600m, des 500, des 450 mais relativement vite. On fait aussi des 200 m enchaînés. Et bien sûr de la musculation. Comme je fais de l’heptathlon, j’ai aussi des séances spécifiques pour la longueur ou le javelot.

Qu’est-ce que vous aimez à LA, au-delà de la qualité de vie californienne ?

Tout. J’habite dans un quartier un peu chic, à Westwood, pas très loin de UCLA. Je suis des cours de cinéma et de chant à Studio City, en Il pleut, ce matin-là, sur Paris. Un temps d’hiver classique, froid, gris, un peu déprimant. Il en faudrait davantage pour démotiver Eunice Barber. Pile à l’heure au
rendez-vous, elle se réfugie dare-dare dans la salle couverte de l’INSEP. Quelques minutes plus tard, assise sur des gradins de bois, elle se confie. Sereine, elle cherche ses mots et ne répond aux questions qu’après avoir réfléchi longuement. Sa parole n’est pas vaine. Chaque mot a un sens. Eunice
Barber, comme on l’aime.

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